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Classement pound for pound mi-mars : Inoue devant, Nakatani surprend

19 mars 2026

À mi-mars, notre classement pound for pound confirme une tendance forte : la hiérarchie ne repose pas seulement sur le talent ou le palmarès, mais aussi sur la régularité compétitive. Dans cette logique, Naoya Inoue occupe très nettement la première place. Son niveau reste exceptionnel sur l'ensemble des indicateurs majeurs, de la qualité des adversaires rencontrés à l'efficacité globale, avec en plus un bilan toujours invaincu. Mais l'élément décisif est sans doute son activité. Quatre combats en 2025, déjà un prévu en 2026 contre le deuxième du top P4P, rien que ça, tous dans des contextes de très haut niveau et pour des titres mondiaux : à l'heure actuelle, aucun autre boxeur n'associe à ce point excellence et fréquence. Nakatani, une deuxième place qui interroge mais se défend

Masuda bat Donaire : victoire solide, mais encore du travail pour vraiment convaincre

16 mars 2026

Une victoire nette, mais pas totalement révélatrice Le succès de Masuda par arrêt de l'arbitre au 8e round face à Nonito Donaire constitue, sur le papier, une victoire claire. Le Japonais a fini par faire la différence après avoir envoyé son adversaire au tapis au 7e round, dans un combat où Donaire avait également dû gérer une coupure. Le résultat est donc net, et il valide une partie des attentes placées en Masuda. Pour autant, le contenu mérite une lecture un peu plus nuancée. Pendant plusieurs séquences, Donaire a réussi à imposer sa présence, à avancer et à forcer Masuda à répondre dans un registre moins confortable. L'opposition de styles, avec un gaucher face à un orthodoxe, a produit des angles parfois difficiles à lire et un rythme irrégulier. Dans ce contexte, Masuda a montré des bases sérieuses, une bonne capacité à rester structuré et un vrai sens du timing lorsqu'il a décidé d'accélérer.

Shakur Stevenson : la victoire contre Lopez, et le doute

5 févr. 2026

Shakur Stevenson reste un cas particulier. Depuis plusieurs années, on nous le présente comme une future très grande star de la boxe américaine. Le parcours amateur, le talent brut, la mise en avant par Top Rank : tout allait dans ce sens. Et pourtant, malgré des qualités évidentes et une nouvelle victoire de haut niveau contre Teofimo Lopez, quelque chose ne prend toujours pas complètement. Un talent évident, une adhésion qui ne suit pas Sur le plan purement sportif, il y a peu de reproches à faire à Stevenson. Il est rapide, précis, techniquement supérieur à la plupart des boxeurs qu'il affronte, et il sait contrôler un combat. Depuis le début de sa carrière professionnelle, il a souvent donné l'impression d'être en maîtrise.

Terence Crawford : un immense talent, une carrière incomplète

5 janv. 2026

Terence Crawford a peut-être tout eu pour entrer sans débat dans la légende, sauf la carrière qui allait avec. Terence Crawford est un cas étrange, presque frustrant. Quand on le regarde boxer, tout semble à sa place : l'intelligence, le calme, la précision, la capacité à changer de garde, à comprendre très vite ce que l'adversaire veut faire et à le lui retirer. Il a le talent d'un boxeur qui devrait laisser derrière lui une carrière indiscutable. Pourtant, quand on se penche sur son parcours, un doute s'installe. Pas sur sa valeur, mais sur ce que raconte vraiment son palmarès. Et plus on le relit, plus une idée s'impose : Crawford est peut-être passé à côté de la carrière qui aurait fait de lui une légende incontestable. Le début, pourtant, tient parfaitement debout. En légers, puis surtout en super-légers, Crawford fait ce qu'un grand champion est censé faire. Il va gagner à l'extérieur contre Ricky Burns, domine de très bons noms comme Viktor Postol, Felix Diaz ou John Molina Jr., puis unifie la catégorie contre Julius Indongo. On peut toujours discuter de la profondeur exacte de cette division, mais certainement pas de la logique de sa progression. À ce stade, sa trajectoire est propre, forte, presque exemplaire. Le problème n'est pas là. Il commence vraiment au moment où Crawford arrive chez les welters.

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